26.01.2008
FLASHBACK
Retour en images sur un an de travail.
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23.12.2007
JEU DE CONSTRUCTION
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26.10.2007
On avance
On avance, lentement mais sûrement ! Les choses prennent forme.
Il y a l'angoisse du temps qui passe, de l'échéance qui approche à grands pas. Mais bon, il faut prendre le temps de voir émerger les choses, pas forcément là où on les attendait, pas de la façon qu'on aurait imaginée.
Nous vous livrons ici quelques témoignages de nos séances de travail. Evidemment certaines fois il y a l'image, là où vous espéreriez le son, mais bon, on ne peut pas tout vous faire voir et entendre : il faut bien que l'on ménage un peu la surprise pour le 11 janvier, non ?
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11.10.2007
CARNET DE BORD III
Les répétitions avancent cahin caha :
Caro nous a abandonnés quinze jours pour aller au chevet de son papa qui nous a quitté la semaine dernière. Une ombre sur la bonne humeur ambiante. Mais c'est la bonne humeur qui règnera à son retour pour que notre p'tite Caro retrouve son enthousiasme légendaire (c-à-d son "C'est quand qu'on va dans les Calanques ?" à chaque début de répétition !!). Elle nous rejoint jeudi 11 pour trois jours de répétition musique et chansons. The show must go on...
Les autres comédiens jouent dans d'autres spectacles, ce qui occasionne des absences, des retards. Il est donc assez peu aisé d'avoir la troupe au complet systématiquement. Ajoutez à cela les répétitions parsemées pour raison de lieu de répétiton non disponible, de metteur-en-scène transformé en formateur etc... bref, la pression monte en se rendant compte que nous sommes déjà mi-octobre et que nous sommes loin du résultat final, très loin !
Les réalités du métier sont ce qu'elles sont et si elles en ont décidé ainsi il est salutaire de s'en accommoder et de garder le cap coûte que coûte.
Alors voyons le positif de l'affaire !
Nous avons tout d'abord eu quelques séances de travail privées avec les trois nouveaux arrivants chez sam Harkand & Cie (Mag, Marianne et Seb): apprentissage des rudiments de la marionnette. Tout va bien : apparemment aucun problème moteur grave ! Les bases semblent enregistrées, maintenant nous attendons avec impatience les marionnettes du spectacle pour leur donner vie.
Le travail chorégraphique a tout d'abord avancé à pas de fourmi. Mais nos apprentis danseurs commencent à prendre le pli et les choses avancent de plus en plus vite avec des résultats, ma foi, fort encourageants. Avec Seb à l'entraînement physique et Patrick (rebaptisé "Toufick Touffu" par les six personnages) pour la partie dansée, en avant ! Tous en piste ! Et on s'accroche !
Nous avons logiquement commencé par... le final ! Chorégraphie de groupe sur... Non, on ne va pas vous le dire. Quoi ? On ne va pas tout vous dévoiler quand même, sinon vous ne viendrez plus voir le spectacle ! Nous avons commencé par celle-ci car la rythmique y est plus confortable pour des débuts de danseur ! C'est du boulot, mais on s'amuse bien quand même...
Le prologue avance bien aussi. Beaucoup de propositions sur le plateau qui font fuser les idées dans la tête du metteur-en-scène et qui chamboulent ses prévisions, mais pour son plus grand bonheur... Peut-être pas pour celui du metteur en sons, Richard (qui lui, a été rebaptisé "Ricardo La Gratta" par les personnages) ?
Nous vous préparons donc un prologue très "cabaret-style" sur la chanson d'ouverture... Allez, cette fois-ci on vous le dit, puisque c'est la chanson thème du spectacle : "L'Etranger", version française de People are Strange des Doors.

Dans les avancées encourageantes il y a celles de Cédric (pour vous tenir au courant de tous les surnoms, lui est devenu "Vladimir").
Les costumes prennent forme. Ils n'ont pas encore tous leurs détails, mais les grandes lignes sont là et les personnages en sont encore plus présents. Bon, il y en a certains chez qui ça coince sous les bras pendant les chorégraphies, mais on va arranger ça !
Et la touche finale : les maquillages. Une première séance pour découvrir la tête de chacun sous les doigts magiques de Mister Pera. Puis une seconde pour que chacun s'essaye au maquillage de son nouveau visage. On avait cru un instant que certains étaient plus proches du peintre en bâtiment mais non, les premiers essais semblent concluants.
Dernière avancée notoire : le décor. Bientôt la maquette en exclusivité mondiale ! Malgré ses mains accidentées, notre décorateur de choc, Mathieu, avance sur la conception de l'ensemble. La réalisation ce sera dès que les bandages ne seront plus qu'un mauvais souvenir.
Alors oui, on vous rassure, contre vents et marées, ça avance... lentement mais sûrement... et avec la conviction qu'on vous fera le show le 11 janvier au Toursky. Il n'y aura à priori que cette date alors
ça va péter, je vous le dis !!
23:15 Publié dans Mise en scène | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
14.09.2007
JOURNAL DE BORD
Le 1er août 13h15 : Le compte à rebours est lancé pour la fin de l'écriture du texte définitif... Le 15 août tout doit être imprimé : le metteur en scène part - enfin ! - en vacances, et il faudrait peut-être que les comédiens aient un texte à apprendre pour la rentrée !
14 août 3h12 : mission accomplie !
3 septembre 13h09 : rassemblement pour la première répétition de la rentrée... enfin, tout le monde n'est pas là... Caro est malheureusement absente ; des problèmes de famille la retiennent loin de Marseille.
Au programme démarrage en douceur : emploi du temps détaillé, jeux de mots de Seb, mise au point de ce que nous montrerons à la présentation de saison du théâtre Marie-Jeanne (le 13 septembre à 19h30), blagues de Seb, mise au point de ce que nous présenterons comme extrait du spectacle à la première scène ouverte du théâtre Marie-Jeanne (Le Cabaret Ouverture : le samedi 6 octobre 20h30), un bon mot de Marianne pour faire concurrence à Seb, et enfin lecture du texte définitif de la pièce avec commentaires de mise en scène.
4 septembre 12h58 : autour d'un café on fait un dernier point sur l'emploi du temps des répétitions théâtre, musique, danse, marionnettes... euh... c'est bien en janvier 2008 qu'on joue ?... on peut pas faire ça en 2009 finalement ?
Du coup on se remet au travail : travail sur le choeur neutre puis retour à l'improvisation. Quel plaisir de retrouver tout ce petit monde intact après plus de trois mois de pause ! Ouf !
Le 6 septembre Caro nous rejoint finalement pour trois jours de répétition. C'est quand même mieux quand on est au complet !
Le choeur se déneutralise au fil de la semaine pour qu'enfin les personnages puissent le faire à leur tour. Un travail important pour la cohésion du jeu en groupe, pour l'écoute, pour le ressenti des actions périphériques.
Les choses avancent. Les personnages vivent vraiment maintenant. Les improvisations sont plus fouillées. Des idées germent, fusent dans le cerveau du metteur en scène. Une seule chose est maintenant à préciser : ces personnages inspirés des clowns et des bouffons sont pour l'instant un peu trop du côté des clowns. Mais c'était une étape de travail voulue. Maintenant qu'ils fonctionnent bien entre eux, il faut leur trouver leur face plus sombre, celle qui révèle leur passé tumultueux, qui fait que le public aperçoit les méandres de leur existence chaotique et sulfureuse. Ce sera la préoccupation principale de la prochaine cession de répétitions.
Vu où nous en sommes arrivés, c'est le moment de fixer la première séance de maquillage : ce sera le lundi 17 septembre. On vous en gardera quelques souvenirs, c'est promis.
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10.05.2007
CAVALE : LE SPECTACLE
C'est pour aiguiller les spectateurs sur la forme qu’aura le spectacle.
C'est un spectacle de théâtre mais qui emprunte à d'autres formes: on y chante, on y joue de la musique, on y danse, on y joue la comédie, on y donne vie à des marionnettes, bref, on se retrouve un peu au cabaret.
Pour ce qui est du "grotesque", c'est le mode d'expression de Sam Harkand & Cie depuis longtemps, sa marque de fabrique. Pour ceux qui ne situeraient pas bien ce que peut être le grotesque, c'est une forme artistique entre comédie et tragédie, entre le rire et la mort. Tout un programme !
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ALORS POURQUOI CETTE FORME THEATRALE ?
Une forme légère pour un sujet qui l'est moins (voir note "Cavale : l'histoire" dans la catégorie "Ecriture" sur ce blog).
J'ai voulu ce spectacle dans la tradition brechtienne de l'Opéra de quat'sous ou d'autres de ses spectacles musicaux en collaboration avec Kurt Weill.
Chez Brecht le spectateur n'est pas un simple consommateur de représentation, mais un observateur qui, en se divertissant, déchiffre un message politique. Sans sa participation active, la représentation n'a pas lieu.
Brecht a une façon épique de raconter une histoire au public. Il n'y a pas de continuité réaliste, mais une succession de tableaux avec des sauts dans le temps, les commentaires d’un personnage déclamés ou chantés, des apartés au public : tout est là pour mettre en évidence les mécanismes de la fable. C'est ce qu'il a appelé la théorie de la distanciation.
"Distancier, c'est transformer la chose qu'on veut faire comprendre, sur laquelle on veut attirer l'attention, de chose banale, connue, immédiatement donnée, en une chose particulière, insolite, inattendue. Pour passer d'une chose connue à la connaissance de cette chose, il faut la tirer hors de sa normalité et rompre avec l'habitude que nous avons de considérer qu'elle se passe de commentaire." (B. Brecht)
IL VA DONC Y AVOIR UNE LARGE PLACE DONNE A LA MUSIQUE ?
Disons que la musique fera partie intégrante du spectacle. Elle sera présente en accompagnement de l'action, dans certaines transitions entre les scènes, et des chansons viendront servir de commentaire à la situation jouée.
Attention, il ne va pas y avoir un big band sur scène ! Nous allons réorchestrer, ré-arranger les morceaux pour quelques instruments, avec ce que chaque comédien maîtrise de la musique. Il n'est pas question de se prendre pour des virtuoses ! C'est un spectacle de théâtre avant tout, joué par des comédiens qui se trouvent également jouer d'un instruments : certains sont débutants, d'autres très à l'aise.
Nous avons un musicien qui travaille avec nous : il fait les arrangements des morceaux et fait travailler les comédiens. Nous avons commencé à travailler avec Sébastien Smither (qui était le metteur en sons d'Arturo Ui, Farce Bouffonne et le compositeur de spectacles antérieurs). Pour des raisons de disponibilités, il a laissé sa place à Richard Rozenbaum qui n'est pas un inconnu pour nous puisqu'il était le collaborateur de Sébastien sur nos projets antérieurs (Le Misanthrope, la Légende du Grand Imaginateur).
"RE-ARRANGER LES MORCEAUX" ?Oui, j'ai pris des chansons existantes et j'ai traduit les paroles en français, pour les chansons anglaises. Chacune des chansons est revisitée. L'idée est de pratiquer la distanciation y compris sur les chansons. Ce sont des chansons très connues (bon, particulièrement pour ma génération !...) et il fallait que le public ré-entende bien les paroles. Donc nous avons changé les contextes musicaux et travaillé sur une interprétation spécifique pour chaque personnage.
Je peux dores et déjà vous dire quelles seront ces chansons :
People are strange (the Doors) rebaptisée "l'Etranger", Sweet Transvestite (du Rocky Horror Picture Show) rebaptisée "le Maître du Monde" (de celle-ci nous n'avons gardé que la mélodie et l'ambiance ; j'ai changé les paroles), Ma petite Entreprise (Alain Bashung), Material Girl (Madonna) rebaptisée "Fille de Luxe", Foule Sentimentale (Alain Souchon), Argent trop Cher (Téléphone) et Thank You Satan (Léo Ferré).
Bientôt vous entendrez et verrez ici les débuts de ce travail musical...
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03.04.2007
REPETITION : 2e SESSION
Lundi 12 février 2007 16h.
Le théâtre Marie-Jeanne n'est pas libre. Nous avons donc rendez-vous chez Mag pour une première rencontre musicale. J'arrive avec Sébastien, le metteur en sons : Mag est toute bronzée, elle arrive de la Réunion. Une fois que Caro aura été libérée de son tournage aixois et que Seb aura fini de visiter Marseille à la recherche des Chutes Lavie, nous pourrons commencer.
Objectif de la séance : la rythmique. Quelques exercices histoire de faire connaissance. Ca commence tranquille mais très vite les mains et les pieds ne sont plus coordonnés, à moins qu'il y ait un bug côté cerveau ? Les fous rires s'enchaînent, mais ça avance. Je suis censé filmer mais je n'ai que mon portable sous la main et l'image n'est pas top une fois agrandie. Je suis aussi censé prendre des photos. Mais des erreurs de manipulation font qu'au résultat, il n'y en a que deux en mémoire ! Il n'y a pas que les comédiens qui bugguent !
Mercredi 14 février.
L'équipe se retrouve sans moi pour un premier contact avec la chanson thème de la création et quelques premiers essais avec les instruments. Mais ils vous raconteront bientôt tout ça en direct, car je suis assez mal placé pour donner des détails !
Le reste de la semaine était consacré à la recherche de nos six personnages principaux.
Les protagonistes du cabaret Amantillado au centre de l’histoire de Cavale, le Cabaret Grotesque. Le personnage de Sylvain (Yoris) est en partie apparu lors d'une improvisation sur la gémellité. Il était censé reproduire le personnage proposé par Marianne, inspiré d'une hyène lubrique (et pourquoi pas ?!). Autant vous dire qu'il y a eu de l'animation sur le plateau, mais la décence nous interdit de publier ici toute photo de ces deux personnages ensembles sur scène ! Petit à petit, Sylvain se l'est approprié : il est devenu un peu moins lubrique mais est resté sensuel.
YORIS
Le personnage de Seb (Lifar) a commencé à se montrer dans ce même exercice. Il s'est affiné au fil d'autres situations masquées pour donner un personnage précieux, sorte d'athlète sorti de l'imagerie du début du vingtième siècle (vous savez, ce genre de maître nageur à la Errol Flynn avec maillot rayé !).
LIFAR
Celui de Mag (Bom) est apparu petit à petit au cours de diverses improvisations. Je ne savais pas d'emblée si son personnage serait homme ou femme, puisque que ses propositions se faisaient indifféremment du côté masculin ou féminin. C'est le masculin qui a fini par l'emporter, même si, au début, je pensais que ce n’était pas le meilleur moyen de l’amener loin de son clown ou des personnages que je l’avais déjà vu incarner.
BOM
Pour Marianne, deux options s'offraient à moi de manière assez évidente : soit la jeune fille évaporée et (très) naïve ou la femme fatale dominatrice. Malgré une interprétation très efficace et irrésistible du premier personnage, j'ai préféré le deuxième dans lequel je ne l'avais encore jamais vue. C’est ainsi qu’elle est devenue Wilma.
WILMA
Le choix du profil des personnages s'est fait par élimination au fur et à mesure que les premiers apparaissaient. Il en restait deux à décider : soit deux personnages très indépendants, soit un binôme. Ces deux seraient, par élimination donc, des soeurs jumelles (Suzila et Fellula). J'avais d'abord pensé à un duo Fred/Marianne, mais le duo Fred/Caro s'est imposé.
En revanche, deux jours avant la fin des répétitions rien de déclinable sur elles deux n’était apparu sur scène. Mais lors d'un échauffement sur l'animalité du masque, deux souris ont montré le bout de leur nez : une sensuelle idiote, l'autre sensuelle autoritaire. Incroyable ! J'ai trouvé mes jumelles alors que je ne les cherchais pas !
SUZILA et FELLULA
Lors de la dernière séance de travail les six comédiens ont découvert qui serait leur alter ego pour cette création. C'est seulement lors de la prochaine session de travail (fin avril) qu'ils prendront vie et que leur histoire s'écrira petit à petit. Nous pourrons alors vous montrer leur visage version masquée. Aujourd'hui nous vous dévoilons la base brute de leur apparence.
Patrick Rabier
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05.03.2007
CAVALE : PREMIERS PAS SUR SCENE
Ca y est ! Après des mois de gestation, le projet qui n'existe encore que dans ma tête va enfin voir le jour sur le plateau. Ca faisait un bout de temps que je n'avais pas eu cette sensation d'excitation, vu que la dernière création -avortée - remonte à deux ans (Clown Celebrity). Mais cette fois-ci, c'est un peu particulier : même si la plupart des comédiens se connaissent, ils n'ont pas forcément travaillé ensemble sur une scène de théâtre.
Le but de cette semaine : reprendre tout à zéro pour que les six comédiens partent sur des bases communes puisque leurs expériences théâtrales sont différentes :
Fred et Sylvain ont pratiqué ensemble le demi masque il y a quelques années dans des ateliers que j'animais puis dans un spectacle que j'ai mis en scène : Le Misanthrope, Comédie Masquée de Molière.
Caro, même si elle a joué avec eux dans ma dernière création faisant appel aux principes du jeu masqué (Arturo Ui, Farce Bouffonne), n'a qu'une pratique succincte du demi masque.
Mag et Seb ont pratiqué le clown avec moi, mais pas le jeu masqué.
Marianne, elle, a participé à un de mes ateliers masqués voilà plus de dix ans... autant dire que ses souvenirs ont eu le temps d'être enfouis par d'autres expériences.
J'ai donc logiquement décidé que nous explorerions cette semaine le jeu masqué avec demi masque, puis sans.
Première étape : la neutralité. Faire table rase du savoir faire. Revenir au degré zéro du jeu. Laisser faire. Apprendre au corps (et au cerveau, par la même occasion !) les réflexes de jeu particuliers au jeu masqué : préciser le point de regard, intégrer le public, différer l'action et la réaction... Rien à voir avec le jeu réaliste ; nous sommes là dans un jeu épique.
Puis on travaille sur le corps et l'expressivité : on fait du morphing, on se transforme en monstre tentaculaire ou en petite créature surexcitée, on s'asseoit, on se lève, on s'insulte avec des noms de légumes, on fait le moulin à parole (les comédiens détestent... sauf Sébastien, mais je sais qu'il essaie de se faire bien voir !)
Les moments d'improvisation sont émouvants pour moi car j'assiste enfin à la vraie rencontre des comédiens. je vois comment ils entrent en contact, s'apprivoisent, communiquent : tout se passe à merveille, c'est encourageant pour la suite.
Vient alors la pause du masque en cuir. Cérémonial. Moments intenses.
Les premiers pas sont fascinants, même si ce n'est pas évident pour tout le monde. Certains ont des problèmes à se laisser porter par le masque ; ils ont tendance à vouloir l'amener à eux de force. D'autres ont plus de mal avec les règles du jeu masqué. Mais au bout du compte tout le monde finit par trouver sa voie (et sa voix) le samedi soir.
Pour conclure, le dimanche soir, j'aborde le jeu masqué sans masque. Nous travaillons sur l'animalité du personnage masqué. Nous affublons certains animaux d'adjectifs imposés. C'est très ludique et ça me donne plein d'idées pour la suite. Ainsi voient le jour :
la mouche désespérée et la panthère fourbe
l'écureuil paranoïaque et le paon euphorique
la limace vicieuse et la vache benête
Bientôt l'ouverture d'un zoo pour freaks au théâtre Marie-Jeanne !
Bilan de cette première semaine : la rencontre s'est faite avec enthousiasme et efficacité, même si les horaires de répétition n'étaient pas faciles pour tout le monde (certains jouaient la journée quand nous répétions le soir, avaient des ateliers le soir quand nous répétions la journée - pour ma part le week-end a été intense : atelier clown toute la journée jusqu'à 18h puis répétition jusqu'à minuit ou plus, plaisir partagé par Magali qui suit mon atelier en même temps !)
Il me fallait voir les comédiens en jeu pour pouvoir commencer à imaginer où je vais les amener ensuite pour trouver les héros de mon histoire (sujet de la prochaine session de travail en février). Ils m'ont nourri de pleins d'images et maintenant tout me semble plus limpide.
Vivement la suite !
Patrick Rabier
20:55 Publié dans Mise en scène | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note











