17.01.2009
CHANGEMENTS
Tout projet doit évoluer.
On tire les leçons des rencontres avec le public et avec certaines scènes. Plus le projet se joue, plus on prend du recul sur le propos, la manière dont on l’a exposé au public. Et de cela sortent de nouvelles envies, de nouvelles idées.
A la première au théâtre Toursky, il y a un an, le projet était certes tout à fait visible par le public et respectueux de celui-ci, mais pour moi, metteur en scène, il n’était pas fini : des problèmes de rythme, de redondances, de longueur.
Première représentation : 2h15 ! Cette histoire n’a pas besoin de tout ce temps pour être racontée au public. Cela m’avait sauté aux yeux dans l’avant-dernier mois de répétition.
Mais la réalité est la suivante : pour survivre désormais, les comédiens ont besoin de mener plusieurs projets de front. C’était le cas en novembre/décembre l’année dernière : alors que nous aurions dû mettre les bouchées doubles dans les dernières semaines de répétitions, les absences, pour cause de spectacle jeune public ou autres, se sont multipliées, rendant impossibles toute mise à l’épreuve de coupes, de nouvelles structures, etc… Il fallait assurer ce qui existait avec ceux qui étaient là, pour être prêts le 11 janvier 2008.
Ce travail a donc été fait ensuite pour la préparation du festival d’Avignon et même encore pendant le festival. Jouant 14 soirs d'affilé, il nous a été possible de tester des choses en direct, en plus des changements qui avaient déjà été faits pendant les quelques répétitions intermédiaires – trop peu nombreuses encore pour les mêmes raisons d’indisponibilité évoquées ci-dessus.
De 2h15, le spectacle est passé à 2h au début du festival. Puis la mis en scène s’est rôdée, quelques changements minimes ont été opérés et à la fin du festival le spectacle durait 1H40.
Mais à ce moment-là, j’ai pu vérifier que ce n’est pas tellement le timing qui compte, mais la logique du rythme, car il y avait encore quelque chose qui, à mon goût, n’allait pas.
Il y avait une scène qui ne ressemblait pas à ce que je désirais. Elle était importante pour le propos, mais ne rendait ni l’intensité, ni l’ambiance que j’avais essayé de mettre en scène. Elle arrivait même à un moment du spectacle où, les soirs où le rythme du jeu n’était pas à 100% de ses possibilités, elle alourdissait la fin de la pièce. Pourquoi ?
A l’origine cette scène (composée uniquement de marionnettes) devait être filmée, en hommage au cinéma expressionniste dont je me suis souvent inspiré et particulièrement ici. Mais comme la grande mode est aux projections dans la quasi-totalité des spectacles « branchés », par un snobisme idiot, j’ai décidé qu’il n’y aurait pas de vidéo dans le mien ! Et voilà comment ensuite on galère pour rendre une ambiance cinématographique sur un plateau de théâtre et qu’on anéantit une scène qui n’était pas faite pour ça.
Moralité, je suis revenu à ma première idée et cet automne nous avons tourné la fameuse scène. Derrière la caméra et au montage : Gaëlle Vaillant. Le tournage a pris deux jours et vous aurez bientôt droit aux coulisses du tournage et au bêtisier !
Il est maintenant question de faire une version pour les petites scènes, une version plus proche du public, disons moins « grand spectacle » et un peu plus cabaret encore – sans changer la structure initiale, ni le texte. Par les temps qui courent, les théâtres ont de moins en moins d’argent, donc ils prennent moins de risques, donc ils prennent moins de compagnies lointaines (à cause des frais ou du manque de notoriété dans la région d’accueil) ; il est donc préférable de mettre plus de chances de notre côté pour que ce spectacle ait une vraie existence sur scène. Mais de cela nous n’avons pas encore débattu entre nous tous, alors.... Nous vous tiendrons au courant ultérieurement.
11:00 Publié dans Mise en scène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.01.2009
WELCOME 2009
Et oui, chaque nouvelle année arrive avec son lot de résolutions, de décisions et de nouvelles.
Côté nouvelles, une que l'on vous doit à vous, qui venez régulièrement nous rendre visite : il est peu probable que vous puissiez voir Cavale d'ici la fin de la saison. Les raisons sont principalement financières, et ça n'étonnera pas grand monde par les temps qui courent.
Côté résolutions : pas de déception ! Hauts les coeurs, il y a toujours de l'espoir à l'horizon 2009/2010 !
Côté décisions : des changements dans le spectacle. Mais ça on vous en parle plus en détails très prochainement.
15:39 Publié dans Génèse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





