28.04.2008

AFFICHE

Et voilà le signe qu'il faudra désormais suivre pour arriver jusqu'à nous...

Faites passer !

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Réalisation : Cédric PERA

14.09.2007

LA RENTREE DES CAVALEURS

 Voilà donc ce que le public a pu voir à la présentation de saison du théâtre Marie-Jeanne,
jeudi 13 septembre à 19h30.
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18.02.2007

LE DECLENCHEMENT

Sentant que les finances de la compagnie – toujours elles !- ne me permettraient pas de monter tout de suite un projet aussi lourd qu’ Arturo Ui, Farce Bouffonne je me suis mis à l’écriture d’un jeune public (Le Pacte de Dweedom : la suite de Dweedom la Petite Sorcière) et ai repoussé l’aboutissement de Cavale, le Cabaret Groteque (qui ne s’appelait pas encore « Cavale » mais « Le Cabaret Errant ») à novembre 2008 ou début 2009.

 

Mais c’était sans compter sur l’arrivée dans notre parcours artistique et humain d’un personnage important : Richard Martin.

 

Il avait vu Arturo Ui, Farce Bouffonne et avait décidé de la programmer au théâtre Toursky en décembre 2006.

 

Et puis, le 4 juillet 2006, le jour de mes 40 ans, Richard m’appelle alors que nous étions à la Tour d’Aigues pour jouer Arturo Ui. Il me dit « Je veux coproduire votre prochaine création, il faut qu’on s’en parle bientôt ».

Nous nous en sommes effectivement parlé quelques jours plus tard alors qu’il nous prêtait gracieusement son plateau pour que nous prenions nos marques pour adapter Arturo Ui pour décembre. Il m’a demandé Cavale pour la saison suivante, vraisemblablement entre décembre 2007 et janvier 2008.

Résultat des courses : j’ai abandonné (momentanément) l’écriture du jeune public et me suis attelé à reprendre d’urgence Cavale !

 

Rendez-vous donc les 11 et 12 janvier 2008 au théâtre Toursky à Marseille.

 

Les premières notes prises au fil des lectures

 

Ce qui m’a inspiré Cavale, le Cabaret Grotesque c’est tout ce qui se passe en France et à l’Etranger depuis les cinq dernières années ; ce sont aussi des reportages vus souvent par hasard ou des phrases phares glanées au fil de mes lectures. En voici quelques unes qui ont été à la base de mes réflexions (je m’excuse dores et déjà auprès de leurs auteurs de ces phrases, mais je n’ai pas toujours noté leur source, particulièrement quand j’en faisais un condensé).

 

« Changer le monde, conduire une société vers le bonheur, ce n’est plus comme mener un navire à bon port, son milieu naturel qui est le Bien, mais naviguer à vue dans une mer en colère. »

 

L’apolitisme contemporain a deux sources :

-         les politiques qui invoquent la fortune ou la conjoncture, et donne l’image d’acteurs n’ayant plus de prise avec le réel

-         les citoyens qui croient pouvoir déléguer la sauvegarde de la liberté.« S’il est une vérité en matière politique, c’est qu’il n’y a pas de pouvoir possible sans dissimulation. Autrement dit, tout le pouvoir consiste en sa représentation. »

 

« Nous avons vu ces princes [usant de la ruse] l’emporter enfin sur ceux qui prenaient la loyauté pour base de toute leur conduite » Le Prince – Machiavel

 

« L’Etat ce gère comme une entreprise » Silvio Berlusconi

 

Patrick Rabier

17.02.2007

LE DEBUT DU COMMENCEMENT

medium_cavale_caro_fred.3.JPGC’est en 2004 que tout commence.

Ayant été danseur et chanteur avant d’être comédien puis metteur en scène, j’avais une certaine frustration de ne pas intégrer ces formes artistiques dans mes créations.

 

En mars 2004, pour la fête annuelle du théâtre Marie-Jeanne, L’Heure en Plus, je décide de créer un numéro à partir d’une scène célébrissime du film Cabaret de Bob Fosse : la chanson « Mein Herr » revue et corrigée pour un meneur de revue et quatre danseuses. Malgré les souffrances, les comédien(ne)s semblent ouvert à renouveler l’expérience puisque le public en redemande.

 

Je décide donc que notre prochaine création sera un cabaret. (Il y a même un projet de collaboration sous chapiteau avec les compagnies Estock Fish et Blaguebolle qui est évoquée à cette époque. Pour diverses raisons, le projet ne passera pas l’état d’évocation).

 

Je rassemble les notes prises au fil du temps et essaie d’étudier comment elles pourraient devenir une seule et même histoire.

L’histoire qui en sort alors était celle d’un tyran qui accédait au pouvoir par des moyens douteux et démagogiques.

 

Lors d’une discussion avec un autre créateur, il ressort que stratégiquement, pour faire connaître la compagnie d’un plus large public, il serait plus sage de monter le texte d’un auteur connu plutôt qu’un texte personnel.

Je venais alors d’acheter les œuvres complètes de Brecht chez un bouquiniste et me suis jeté immédiatement dans leur lecture. Pour quelle raison ai-je commencé par La résistible Ascension d’Arturo Ui ? Je ne sais plus vraiment. Peut-être par souvenir du thème central qui était dans mes préoccupations d’alors.

Toujours est-il qu’il m’a paru évident que c’était cette pièce que je devais monter. Cela a pris un an et demi et le résultat a dépassé ce que j’avais pu imaginé à cette époque… Même si la naissance s’est quelques fois faite dans la douleur.

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Quand Arturo Ui, Farce Bouffonne a commencé à vivre en public, l’enthousiasme qu’il a suscité m’a donné envie de me remettre à l’écriture et de reprendre ce cabaret. J’avais continué à pendre des notes depuis ces deux ans écoulés. Mais il devenait complexe d’en sortir un thème central et surtout il était dur pour moi d’imaginer d’autres personnages que les cinq bouffons d’Arturo Ui, personnalités fortes qui avaient squatté mon imaginaire pendant tous ces mois.

 

J’ai donc décidé de prévoir autre chose entre temps pour changer d’univers un tant soit peu. C’est là qu’est né le projet Clown Celebrity (un quintet de clowns avec la même équipe qu’Arturo Ui). Mais ce projet n’a pas vu le jour autrement qu’en version courte pour une  scène ouverte, faute de moyens financiers.

 

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Je me souviens exactement du déclenchement de l’écriture de ce projet qui me hantait sans prendre une forme précise dans ma tête et sous la plume.

 

Lors d’une nuit d’insomnie, le dimanche 4 avril 2004, je me suis levé et ai allumé la télévision. Je suis tombé, sur Canal Jimmy, sur une nouvelle série : Carnivale, la Caravane de l’Etrange. Et là j’ai compris quelle était le cadre dans lequel se passerait mon cabaret.

Pour écrire j’ai besoin de voir d’abord les personnages, et les personnages de cette série m’ont aidé à en imaginer d’autres de la même famille.

 

Pour préciser encore le contexte de cette création, j’ai revus plusieurs films : Cabaret de Bob Fosse, encore et encore, Freaks de Tod Browning, Elephant Man de David Lynch, La Strada et Et Vogue le Navire de Federico Fellini, L’Ange Bleu de Robert Wiene, Le Cabinet du Docteur Caligari de Josef Von Sternberg.

 

 

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L’univers visuel et musical s’est mis en place. Et partir de là, les notes sont devenues cohérentes, le plan de l’histoire s’est mis en place en très peu de temps. J’ai commencé à étoffer le squelette de mon histoire à partir de juillet 2005 et ce travail a continué pendant un an.

Patrick Rabier