12.09.2008
JOURNAL DE BORD
Ca y est, c’est la rentrée !
Le temps est donc venu de partager avec vous notre aventure avignonnaise. Le but de ce blog est de partager avec vous les coulisses de ce spectacle. Alors c’est promis, on vous dira tout : les joies, les peines, les succès, les galères…
Remontons le temps.
5 juillet : Le réveil est rude. Nous avons joué Arturo Ui la veille à Allauch et avons fini de ranger le décor à 4h du matin ! Rendez-vous à 14h au théâtre Marie-Jeanne pour le chargement du décor de Cavale. Après quelques aléas qui nous retardent un peu, départ pour Avignon à 17h. A l’arrivée, installation express dans les maisons et rendez-vous au Collège de la Salle pour une première répétition technique. Il est 19h. Montage du décor. Inventaire. Bribes de prises de place. Il ne faut pas oublier que Cavale est une création, que notre première ici sera seulement la deuxième représentation de ce spectacle : donc beaucoup de choses à régler, à mettre à l’épreuve avant de pouvoir jouer. Nous avons jusqu’à minuit. Bien entendu, nous ne faisons pas tout ce que nous aurions dû faire.
Mais pas le temps d’y penser : c’est l’heure des commandos affichage à travers la ville… pour une partie de la nuit.
6 juillet : Relâche. Relâche ? Plutôt angoisses et réparations en tous genres. Il y a eu tout de même un évènement notoire depuis notre première : notre décorateur ne nous a plus donné signe de vie. A priori ce n’est pas un problème, me direz-vous, puisque la première est passée. Oui, mais, il faut savoir que quelques détails du décor n’étaient pas complètement aboutis, que certaines choses devaient être modifiées… Bref, c’est à nous aujourd’hui de finir nous-mêmes tous ces détails que nous n’avons pas eu le temps d’achever avant le festival. De quoi bien occuper cette journée.
7 juillet : Une « italienne » de texte programmée pour les comédiens. Il faut faire des courses (et oui, ça mange, un artiste !), continuer les réparations diverses et variées. A 19h : deuxième répétition technique. Un filage technique était prévu. Il se résume à une prise de place car le montage et les réparations du décor ont pris plus de temps que prévu : merci Mathieu ! A 1h du matin les comédiens partent, mais l’équipe technique obtient une rallonge nocturne. On ne verra pas la nuit : à 6h30 quand nous ouvrons les portes du théâtre, il fait jour !
8 juillet : Course à la réparation ! Une histoire sans fin. Première répétition en condition de festival. Les spectacles s’enchaînent, expérimentant leurs montage et démontage. Une de nos angoisses s’évapore : nous arrivons à monter le décor en 11 minutes ! En revanche, les techniques son et lumière ne sont pas encore bien huilées : nous commençons avec trente minutes de retard. Un filage désastreux : lumières plus qu’approximatives, gros problèmes de son. L’angoisse monte sérieusement et on se met à regretter l’époque d’Arturo Ui si bien rodé à notre arrivée au festival. Les comédiens partent après la répétition mais l’équipe technique est encore bonne pour ne pas voir la nuit. Départ du théâtre à 7h du matin.
9 juillet : C’est la générale. Maquillage, habillage en un temps record. Décor, son, lumière : timing nickel ! Le spectacle d’avant (Les Nouveaux Nez) se finit un peu plus tôt que prévu, du coup, on sait qu’on aura finalement un peu de marge si un problème technique devait être résolu à la dernière minute. Et là, on nous annonce du public ! Des gens de la billetterie, deux fans d’Arturo Ui et un photographe venu l’année précédente. Un public venant à priori en connaissance de cause… Mais ils ne savent pas à quel point tout est fragile. Ils vont assister à une générale version « boîte de nuit » : si les problèmes de sons de la veille sont en grande partie résolus, les problèmes de lumière, eux, s’enchaînent. Expérience contrariante mais on essaie de garder de moral pour la première. Afin d’apaiser les esprits et mettre toutes les chances de notre côté, encore quelques heures de débordement jusqu’au petit matin.
10 juillet : C’est enfin la première ! Toute la préparation et l’installation se passent à merveille. On nous annonce 35 personnes dans le public dont 5 programmateurs (exceptionnel pour un premier jour de festival). Bilan : un cauchemar. Vous savez le cauchemar typique des comédiens ou celui que l’on peut faire une veille d’examen où l’on rêve qu’aucun mot de sort de sa bouche ou un truc du genre. Nous payons l’épuisement des jours passés : problèmes de texte, d’enchaînements de tableaux, de musique, de paroles dans les chansons… Tout ce à quoi personne ne s’attendait. Que dire ? Impossible à décrire précisément. Evidemment la catastrophe s’est plus ressentie de notre côté que du public, mais c’était loin d’être le spectacle prévu.
Heureusement, après une bonne nuit (et matinée !) de sommeil, quelques mises au point, nous nous sommes ressaisis dès le lendemain et le festival s’est passé le mieux du monde.
Il nous a permis de rôder le spectacle, d’expérimenter chaque jour des petits ou gros changements, des améliorations de rythme, de jeu… Moralité, nous sommes passés d’une première de 2h15 le 11 janvier à un spectacle revu et corrigé durant environ 1h40 le dernier jour du festival. Au fil des jours les comédiens ont repris confiance, se sont amusés de plus en plus, on donner de plus en plus d’épaisseur à leurs personnages ce qui a bien évidemment amélioré considérablement l’ensemble du spectacle.
D’autres modifications sont prévues pour les prochaines représentations afin d’aboutir à notre version idéale. Nous ne vous disons pas quels sont ces changements : peut-être organiserons-nous un concours pour voir si vous aurez repérés !
En conclusion un festival positif : du public de manière inespérée à une heure aussi tardive, des programmateurs et autres professionnels, un succès digne de l’année dernière et une belle entente au sein de l’équipe. Nous voilà rassérénés !
Bientôt tout cela en images !
18:57 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





Commentaires
J'ai beau cherché je ne vois pas qui a un tapis rouge et un carrelage omelette.... Mais d'où viens cet étrange homme de Cavale, ce Prométée au tapis rouge?
;-) Bisous
Ecrit par : zaza | 13.09.2008
Moi, je sais ! Ou du moins en partie...
Je reconnais le tapis rouge de la maison Capdevilla.
Mais la silhouette prométhéesque ?... Je dirais une jeune et jolie demoiselle, comme Lucie ou Chloé, non ?
Ecrit par : Federim | 25.09.2008
La silhouette est un petit peu trop grande pour appartenir à une des deux demoiselles... cherchez encore !... Bientôt la soluton en images !
Ecrit par : Toufick Ier | 26.09.2008
Thibaud ? Sylvain ?? Seb ??? Jérôme ?!
Rhâââ, le suspens est insoutenable !!!
Ecrit par : Federim | 28.09.2008
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