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25.09.2007
JOURNAL DE BORD II
Lundi 17 septembre : Reprise du travail sur la musique.
Depuis que le texte définitif est né, des changements ont été opérés dans la structure même de la pièce et donc dans les interventions musicales. L'ordre des tableaux et leur nombre ont changé. Les transitions musicales aussi.
Il y a également eu du changement parmi les morceaux précédemment choisis :
Adieu au Sweet Transvestite du Rocky Horror Picture Show ! Pourquoi ? Parce que je me suis vite rendu compte que ce morceau était là seulement parce que je l'aime beaucoup et que le film dont il est extrait est un de mes premiers contacts avec la comédie musicale. Mais la transformation de cette chanson en français (pas sa traduction car j'avais choisi d'adapter le texte) se révélait périlleuse ; non pas parce que la manière dont elle est conçue est très particulière et inadaptée à notre langue, comme je l'ai longtemps cru en travaillant dessus, mais tout bonnement parce que je n'avais rien à y dire de plus que ce que disaient déjà les scènes où elle apparaissait. J'ai longtemps hésité à la supprimer, mais l'esprit de la chanson, l'univers qu'elle m'a inspiré sont tout de même présents dans le spectacle d’une autre manière sans que le "Sweet Transvestite" ai besoin de ressortir toute sa panoplie !
En revanche, deux autres chansons ont fait leur apparition.
Une chanson de L'Opéra de Quat'Sous composée par Kurt Weill : Le Chant d'Adieu (Abschiedslied)

Elle est devenue, en français, La Complainte de Sibline.
Ce personnage de jeune contorsionniste n'avait qu'une importance secondaire dans la première version de la pièce. Mais je me suis rendu compte que les deux histoires parallèles qui y sont développées (l'histoire de la troupe de cabaret et celle du gouvernement qu'elle va fuir) étaient traitées de manière déséquilibrée. Les personnages du gouvernement avaient trop d'importance et pour comprendre les motivations des artistes qui viennent nous jouer leurs aventures, il fallait que leur histoire soit plus détaillée. J'ai donc donné plus d'importance à Sibline qui est secrètement amoureuse d'un personnage clé de l'histoire, Marti. Elle va donc nous interpréter sa complainte accompagnée d'un piano et d’un choeur. Un petit clin d'oeil aux chanteuses de piano bar.
La deuxième chanson avait déjà fait une apparition dans les premiers temps où je concevais cette histoire. Puis elle en était sortie. Mais elle résonnait souvent à mes oreilles quand j’essayais de construire une ambiance de barricades à un moment précis de l'histoire. J’ai fini par la réintégrer car qui mieux qu’elle pouvait « semer la révolution » ?. Cette chanson c'est Les Quat'Cents Coups de Léo Ferré.
Le grand Léo aura donc deux de ses compositions dans le spectacle... Normal nous sommes co-produits par le Toursky, le théâtre de Richard Martin !
Cela étant dit, nous n'avons pas encore commencé à travailler sur ces nouveaux morceaux.

Partitions et instruments en main, nous avons commencé par de la révision.
Quel plaisir de voir qu'en quelques mois, grâce au travail individuel de chacun, les choses commencent à prendre forme, malgré une longue pause dans les répétitions.
Les morceaux vedettes pour cette fois-ci : Thank You Satan (le deuxième morceau de Léo Ferré et notre final), Foule Sentimentale (chanson chorale empruntée à Souchon), Ma petite Entreprise (le morceau le plus complexe à mettre en place... merci monsieur Bashung !) et Fille de Luxe (parodie en français de Material Girl de Madonna... sûrement le morceau le plus ludique).
La prochaine fois nous attaquerons une version surprenante d’Argent trop cher (Téléphone), L'Etranger (version française de People are Strange des Doors et chanson générique du spectacle) plus les nouvelles chansons.
Dans le spectacle trois musiques seront enregistrées pour les besoins de la mise en scène : la chanson d'ouverture et le final (afin que les six personnages soient libres de leurs mouvements pour participer à une chorégraphie de groupe et que nous soyons totalement plongés dans le "cabaret style") + une musique leitmotiv servant de transition dans une scène où interviennent beaucoup de marionnettes : la greffe de bras supplémentaires sur les comédiens n'ayant pas été concluante, il a fallu opter pour cette solution !
Il y aura donc sur scène un gramophone qu'un des personnages mettra en marche à chaque fois que la troupe aura besoin de ces musiques.
Rendez-vous en studio à la mi-novembre.
Marianne est donc notre pianiste attitrée. Elle est aussi un des trois accordéons avec Magali et Sébastien qui, lui, sera notre guitariste. La partie percussions sera assurée par Sylvain et quelquefois Magali. Frédérique jouera du violon et Caroline de la clarinette. Tout ce petit monde se trouve être aussi professionnel du kazoo. D'autres petits instruments en tous genres viendront seconder les instruments traditionnels pour mettre un petit grain de folie à tout ça.
La partie chorégraphique est également en train de prendre forme. Il y aura bientôt de quoi faire des images !
18:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.09.2007
JOURNAL DE BORD
Le 1er août 13h15 : Le compte à rebours est lancé pour la fin de l'écriture du texte définitif... Le 15 août tout doit être imprimé : le metteur en scène part - enfin ! - en vacances, et il faudrait peut-être que les comédiens aient un texte à apprendre pour la rentrée !
14 août 3h12 : mission accomplie !
3 septembre 13h09 : rassemblement pour la première répétition de la rentrée... enfin, tout le monde n'est pas là... Caro est malheureusement absente ; des problèmes de famille la retiennent loin de Marseille.
Au programme démarrage en douceur : emploi du temps détaillé, jeux de mots de Seb, mise au point de ce que nous montrerons à la présentation de saison du théâtre Marie-Jeanne (le 13 septembre à 19h30), blagues de Seb, mise au point de ce que nous présenterons comme extrait du spectacle à la première scène ouverte du théâtre Marie-Jeanne (Le Cabaret Ouverture : le samedi 6 octobre 20h30), un bon mot de Marianne pour faire concurrence à Seb, et enfin lecture du texte définitif de la pièce avec commentaires de mise en scène.
4 septembre 12h58 : autour d'un café on fait un dernier point sur l'emploi du temps des répétitions théâtre, musique, danse, marionnettes... euh... c'est bien en janvier 2008 qu'on joue ?... on peut pas faire ça en 2009 finalement ?
Du coup on se remet au travail : travail sur le choeur neutre puis retour à l'improvisation. Quel plaisir de retrouver tout ce petit monde intact après plus de trois mois de pause ! Ouf !
Le 6 septembre Caro nous rejoint finalement pour trois jours de répétition. C'est quand même mieux quand on est au complet !
Le choeur se déneutralise au fil de la semaine pour qu'enfin les personnages puissent le faire à leur tour. Un travail important pour la cohésion du jeu en groupe, pour l'écoute, pour le ressenti des actions périphériques.
Les choses avancent. Les personnages vivent vraiment maintenant. Les improvisations sont plus fouillées. Des idées germent, fusent dans le cerveau du metteur en scène. Une seule chose est maintenant à préciser : ces personnages inspirés des clowns et des bouffons sont pour l'instant un peu trop du côté des clowns. Mais c'était une étape de travail voulue. Maintenant qu'ils fonctionnent bien entre eux, il faut leur trouver leur face plus sombre, celle qui révèle leur passé tumultueux, qui fait que le public aperçoit les méandres de leur existence chaotique et sulfureuse. Ce sera la préoccupation principale de la prochaine cession de répétitions.
Vu où nous en sommes arrivés, c'est le moment de fixer la première séance de maquillage : ce sera le lundi 17 septembre. On vous en gardera quelques souvenirs, c'est promis.
02:47 Publié dans Mise en scène | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
LA RENTREE DES CAVALEURS
02:45 Publié dans Génèse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note









