18.02.2007
LE DECLENCHEMENT
Sentant que les finances de la compagnie – toujours elles !- ne me permettraient pas de monter tout de suite un projet aussi lourd qu’ Arturo Ui, Farce Bouffonne je me suis mis à l’écriture d’un jeune public (Le Pacte de Dweedom : la suite de Dweedom la Petite Sorcière) et ai repoussé l’aboutissement de Cavale, le Cabaret Groteque (qui ne s’appelait pas encore « Cavale » mais « Le Cabaret Errant ») à novembre 2008 ou début 2009.
Mais c’était sans compter sur l’arrivée dans notre parcours artistique et humain d’un personnage important : Richard Martin.
Il avait vu Arturo Ui, Farce Bouffonne et avait décidé de la programmer au théâtre Toursky en décembre 2006.
Et puis, le 4 juillet 2006, le jour de mes 40 ans, Richard m’appelle alors que nous étions à la Tour d’Aigues pour jouer Arturo Ui. Il me dit « Je veux coproduire votre prochaine création, il faut qu’on s’en parle bientôt ».
Nous nous en sommes effectivement parlé quelques jours plus tard alors qu’il nous prêtait gracieusement son plateau pour que nous prenions nos marques pour adapter Arturo Ui pour décembre. Il m’a demandé Cavale pour la saison suivante, vraisemblablement entre décembre 2007 et janvier 2008.
Résultat des courses : j’ai abandonné (momentanément) l’écriture du jeune public et me suis attelé à reprendre d’urgence Cavale !
Rendez-vous donc les 11 et 12 janvier 2008 au théâtre Toursky à Marseille.
Les premières notes prises au fil des lectures
Ce qui m’a inspiré Cavale, le Cabaret Grotesque c’est tout ce qui se passe en France et à l’Etranger depuis les cinq dernières années ; ce sont aussi des reportages vus souvent par hasard ou des phrases phares glanées au fil de mes lectures. En voici quelques unes qui ont été à la base de mes réflexions (je m’excuse dores et déjà auprès de leurs auteurs de ces phrases, mais je n’ai pas toujours noté leur source, particulièrement quand j’en faisais un condensé).
« Changer le monde, conduire une société vers le bonheur, ce n’est plus comme mener un navire à bon port, son milieu naturel qui est le Bien, mais naviguer à vue dans une mer en colère. »
L’apolitisme contemporain a deux sources :
- les politiques qui invoquent la fortune ou la conjoncture, et donne l’image d’acteurs n’ayant plus de prise avec le réel
- les citoyens qui croient pouvoir déléguer la sauvegarde de la liberté.« S’il est une vérité en matière politique, c’est qu’il n’y a pas de pouvoir possible sans dissimulation. Autrement dit, tout le pouvoir consiste en sa représentation. »
« Nous avons vu ces princes [usant de la ruse] l’emporter enfin sur ceux qui prenaient la loyauté pour base de toute leur conduite » Le Prince – Machiavel
« L’Etat ce gère comme une entreprise » Silvio Berlusconi
Patrick Rabier
17:10 Publié dans Génèse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





Commentaires
tout cela a l'air passionnant...quel travail, que d'idées! bon courage pour la suite, on va suivre ça de près...
Ecrit par : margaret | 28.02.2007
Merci pour les encouragements !
Ecrit par : Toufick Ier | 03.03.2007
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